Arthrite juvénile idiopathique : définition et classification (2022)

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Article preview Archives de Pédiatrie Résumé Abstract Introduction Section snippets Classification de l’International League of Associations for Rheumatology (ILAR) Arthrite juvénile systémique: une maladie auto-inflammatoire AJI oligo-articulaires et polyarticulaires sans facteur rhumatoïde Arthrites psoriasiques Spondylo-arthrites juvéniles Conclusion Déclaration de liens d’intérêts Références (22) Pediatr Rheumatol J Pediatr Clin Immunol Joint Bone Spine ILAR Classification of juvenile idiopathic arthritis: second revision, Edmonton 2001 J Rheumatol Evaluation of revised international league of associations for rheumatology classification criteria for juvenile idiopathic arthritis in spanish children (Edmonton 2001) J Rheumatol Nomenclature and classification in chronic childhood arthritis. Time for a change? Arthritis Rheum it is time to rethink juvenile idiopathic arthritis classification and nomenclature Ann Rheum Dis role of interleukine 1(IL-1) in the pathogenesis of systemic onset juvenile idiopathic arthritis and clinical response to IL-1blockade J Exp Med Randomized trial of tocilizumab in systemic juvenile idiopathic arthritis N Engl J Med Gene expression profiling of peripheral blood from patients with untreated new-onset systemic juvenile idiopathic arthritis revealed molecular heterogeneity that may predict macrophage activation syndrome Arthritis Rheum Cited by (6) Efficacy and safety of canakinumab therapy in patients with systemic juvenile idiopathic arthritis. Results of a retrospective cohort study Efficacy and safety of tocilizumab therapy in patients with systemic juvenile idiopathic arthritis. Results of a retrospective cohort study Conventional radiography in juvenile idiopathic arthritis: Joint recommendations from the French societies for rheumatology, radiology and paediatric rheumatology Recommended articles (6) FAQs Videos
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  • Introduction
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  • References (22)
  • Cited by (6)
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Archives de Pédiatrie

Volume 23, Issue 4,

April 2016

, Pages 437-441

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https://doi.org/10.1016/j.arcped.2016.01.005Get rights and content

(Video) Les Arthrites Juvéniles Idiopathiques 5

Résumé

L’arthrite juvénile idiopathique (AJI) regroupe plusieurs entités ayant en commun la présence d’arthrites, un début avant l’âge de 16ans, une durée évolutive de plus de 6semaines et l’absence de cause identifiée. La classification de l’International League of Associations for Rheumatology (ILAR) qui repose sur des critères cliniques et biologiques, définit de façon précise chacune des AJI: systémique, oligo-articulaire, polyarticulaire avec et sans facteur rhumatoïde, arthrite avec enthèsite et arthrite psoriasique. Cette classification est cependant l’objet de discussions concernant les formes systémiques qui devraient être séparées des AJI compte tenu de leur pathogénie auto-inflammatoires, les formes avec facteurs antinucléaires (polyarticulaires ou oligo-articulaires) qui pourraient constituer un groupe homogène et les antécédents de psoriasis qui sont à l’origine de difficultés de classification. Une meilleure connaissance des mécanismes pathogéniques devrait permettre d’améliorer la classification initiale, réduisant le groupe des arthrites inclassées, et constituant des groupes de patients plus homogènes.

Abstract

Juvenile idiopathic arthritis (JIA) is a group of diseases defined by the presence of arthritis of more than 6weeks duration in patients aged less than 16years and with unknown etiology. The international classification based on clinical and biological criteria define each type of JIA: systemic, oligoarticular, polyarticular with and without rheumatoid factor, enthesitis-related arthritis, and psoriatic arthritis. However, some discussions persist concerning systemic-onset juvenile idiopathic arthritis, whose clinical symptoms and pathogenic mechanisms are quite similar to those observed in autoinflammatory diseases, arthritis with antinuclear factors (poly- and oligoarticular) that could be considered as a homogenous group, and a family history of psoriasis that frequently led to unclassified arthritis. Better knowledge of the pathogenic mechanisms should improve the initial clinical classification with more homogeneous groups of patients and reduce the number of unclassified cases of arthritis.

Introduction

L’arthrite juvénile idiopathique (AJI) n’est pas une maladie ou un syndrome, mais un groupe d’affections définies par la présence d’arthrites débutant avant l’âge de 16ans, de durée supérieure à 6semaines et sans cause identifiée. Cette dernière caractéristique impose comme condition préalable d’éliminer toutes les affections pouvant comporter une atteinte articulaire, qu’elle soit inflammatoire, infectieuse, tumorale ou autre Encadré 1. L’AJI est une pathologie rare (au sens de la définition de l’Organisation mondiale de la santé [OMS]), mais non exceptionnelle. Une méta-analyse récente [1] a évalué son taux d’incidence entre 1,6et 23/100000enfants, et sa prévalence entre 3,8et 400/100000enfants; les résultats étaient différents selon le sexe, le taux d’ incidence et la prévalence globale étant plus élevés chez les filles (respectivement 10 [9,4–10,7] et 19,4 [18,3–20,6]/100000enfants) que chez les garçons (respectivement 5,7 [5,3–6,2] et 11,0 [10,2–11,9]/100000enfants). Cette dispersion des valeurs est expliquée par les différences de méthodologie utilisées dans les études et par la variation au cours des années des critères diagnostiques utilisés.

Section snippets

Classification de l’International League of Associations for Rheumatology (ILAR)

La classification des AJI a fait l’objet d’un long cheminement et a longtemps été source de confusions entre les Nord-Américains qui utilisaient le terme d’arthrite rhumatoïde juvénile (par opposition au rhumatisme articulaire aigu) et les Européens adeptes du terme arthrite chronique juvénile [2]. In fine, en 1996, a été établie la première classification internationale qui a secondairement fait l’objet de révisions en 1997 (Durban), puis en 2001 (Edmonton) [3], le but de ces révisions étant

Arthrite juvénile systémique: une maladie auto-inflammatoire

L’AJIs représente environ 10% de l’ensemble des AJI. Elle se différencie nettement des autres groupes d’AJI par un sex-ratio de 1, la présence de signes systémiques bruyants (fièvre, rash, hépatosplénomégalie, adénopathies, possibles sérites pleurale et péricardique), un syndrome inflammatoire biologique majeur, l’absence d’anticorps circulant et de tout autre marqueur d’auto-immunité. De plus, il a été montré un rôle prédominant des cytokines IL-1et IL-6 [6], [7] dans la pathogénie de

AJI oligo-articulaires et polyarticulaires sans facteur rhumatoïde

Les oAJI représentent environ 50% de l’ensemble des AJI. Par définition, le nombre d’articulations atteintes dans les 6premiers mois de la maladie est de 4maximum; après les 6premiers mois, l’évolution peut rester limitée (oligo-arthrite persistante) ou s’étendre à plus de quatre articulations (oligo-arthrite extensive) [13]. Elles sont caractérisées par une forte prédominance féminine (sex-ratio=8), un âge de début précoce (2–4ans), la présence de facteurs antinucléaires dans 80% des cas

Arthrites psoriasiques

Les arthrites psoriasiques et les antécédents familiaux de psoriasis font également l’objet de discussions dans le cadre de cette classification. En effet, la comparaison entre les critères ILAR et ceux de Vancouver des arthrites psoriasiques fait apparaître des discordances et une hétérogénéité du groupe [16]. Il apparaît ainsi deux catégories d’arthrite psoriasique: un sous-groupe à prédominance féminine, début précoce, souvent associé à la présence de FAN et parfois compliqué d’uvéite

Spondylo-arthrites juvéniles

La classification ILAR définit uniquement les ERA (arthrites avec enthésites) avec un critère d’exclusion pour les patients avec antécédent personnel ou familial de psoriasis, ce qui ne permet pas d’inclure l’ensemble des spondylo-arthrites (spondylo-arthrite indifférenciée, arthrites associées aux maladies inflammatoires du tube digestif, arthrites réactionnelles, spondylarthrite psoriasique), ni de différencier les formes périphériques (les plus fréquentes chez l’enfant) et les formes axiales

Conclusion

La mise au point et la validation d’une classification internationale des AJI a constitué une avancée certaine dans la prise en charge des enfants atteints de ces maladies. Cependant, depuis 15ans, différents travaux cliniques et fondamentaux et les progrès considérables réalisés dans l’identification des maladies auto-inflammatoires doivent conduire à apporter des modifications à cette classification, pour constituer des groupes plus homogènes de patients, réduire le nombre des formes

Déclaration de liens d’intérêts

L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

Références (22)

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  • A.A. Grom et al.Natural killer cell dysfinction in patients with systemic onset juvenile rheumatoid arthritis and macrophage activation syndrome

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  • S. Thierry et al.Prevalence and incidence of juvenile idiopathic arthritis: a systematic review

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  • C.M. Duffy et al.

    Nomenclature and classification in chronic childhood arthritis. Time for a change?

    Arthritis Rheum

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    (Video) Qu'est ce que l'arthrite juvénile idiopathique ?

  • A. Martini

    it is time to rethink juvenile idiopathic arthritis classification and nomenclature

    Ann Rheum Dis

    (2012)

  • V. Pascual et al.

    role of interleukine 1(IL-1) in the pathogenesis of systemic onset juvenile idiopathic arthritis and clinical response to IL-1blockade

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  • F. De Benedetti et al.

    Randomized trial of tocilizumab in systemic juvenile idiopathic arthritis

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    Gene expression profiling of peripheral blood from patients with untreated new-onset systemic juvenile idiopathic arthritis revealed molecular heterogeneity that may predict macrophage activation syndrome

    Arthritis Rheum

    (2007)

  • Cited by (6)

    Recommended articles (6)

    • Research article

      Critères diagnostiques du syndrome d’apnées obstructives du sommeil

      Archives de Pédiatrie, Volume 23, Issue 4, 2016, pp. 432-436

      Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) touche 1à 4% des enfants d’âge scolaire. Sa cause principale chez l’enfant est l’hypertrophie adéno-amygdalienne, les autres causes étant l’obésité, les malformations et les maladies neuromusculaires, respiratoires ou métaboliques. Les événements respiratoires obstructifs, apnées et hypopnées, peuvent altérer l’architecture du sommeil ou perturber les échanges gazeux nocturnes, ce qui est source de complications. L’interrogatoire et l’examen clinique ne permettent pas toujours de différencier entre ronflements «simples» et SAOS. Cependant, l’association de critères diagnostiques regroupant au moins un signe d’obstruction respiratoire nocturne à d’autres symptômes diurnes ou nocturnes peut suffire à établir le diagnostic chez un enfant de plus de 3ans ayant une hypertrophie amygdalienne nette sans pathologie associée. Dans tous les autres cas, la polysomnographie, qui est l’examen de référence, doit être réalisée pour affirmer le diagnostic (analyse clinique non concluante ou facteurs de risque) ou pour suivre l’évolution sous traitement des enfants ayant une pathologie associée ou un SAOS initialement sévère. Le matériel utilisé pour pratiquer l’enregistrement et les critères d’interprétation du tracé sont spécifiques à l’enfant. Des alternatives moins contraignantes, comme la polygraphie ventilatoire, sont mises en avant mais leur validation reste à faire chez l’enfant et elles doivent être réservées aux centres qui en ont l’habitude sur ce terrain. Dans tous les cas, l’analyse du tracé doit être visuelle, effectuée par un personnel formé aux enregistrements pédiatriques.

      The prevalence of obstructive sleep apnea syndrome (OSAS) is 1–4% in school-aged children. Adenotonsillar hypertrophy is the most common etiology of OSAS in children. Other causes are obesity; facial or skeletal malformations; and neuromuscular, respiratory, or metabolic diseases. OSAS has been associated with sleep quality disturbance (frequent arousals) and nocturnal gas exchange abnormalities (hypoxemia and sometimes hypercapnia), which can both result in negative health outcomes. The analysis of clinical symptoms and physical examination cannot always distinguish between children with primary snoring and children with OSAS. However, the association of at least one sign of nocturnal upper airway obstruction with other diurnal or nocturnal symptoms can be sufficient to establish OSAS diagnosis in a child more than 3years of age with clear enlarged tonsils but who is otherwise healthy. In all other cases, polysomnography (the gold standard for the diagnosis of sleep-disordered breathing) must be performed either to declare the diagnosis when clinical assessment is not conclusive or when risk factors are present, or to follow up children with an associated health condition or initial severe OSAS. The equipment used to record sleep and the interpretation criteria are all pediatric-specific. Other methods, such as respiratory polygraphy, are simpler to implement, but further studies are warranted to validate the interpretation criteria of these methods in children. However, in centers with experienced personnel, polygraphy can be used in place of polysomnography. In all cases, the analysis of sleep traces must be manual and performed by personnel under the supervision of medical staff trained to interpret pediatric sleep studies.

    • Research article

      Place de la radiographie standard dans l’arthrite juvénile idiopathique: recommandations conjointes des sociétés françaises de rhumatologie, de radiologie, de la société francophone de rhumatologie et de médecine interne pédiatrique

      Revue du Rhumatisme, Volume 83, Supplement 1, 2016, p. A113

    • Research article

      Plasma and urinary glycosaminoglycans in the course of juvenile idiopathic arthritis

      Biochemical and Biophysical Research Communications, Volume 458, Issue 3, 2015, pp. 639-643

      The aim of the study was to perform analyses of plasma and urinary glycosaminoglycan isolated from juvenile idiopathic arthritis (JIA).

      Chondroitin/dermatan sulfate (CS/DS), heparan sulfate/heparin (HS/H) and hyaluronic acid (HA) were evaluated in samples obtained from JIA patients before and after treatment.

      Electrophoretic analysis of GAGs identified the presence of CS, DS and HS/H in plasma of healthy subjects and JIA patients. CS were the predominant plasma GAGs constituent in all investigated subject. The plasma CS level in untreated patients was significantly decreased. Therapy resulted in an increase in this glycan level. However, plasma CS concentration still remained higher than in controls. Increased levels of DS and HA in untreated JIA patients were recorded. Anti-inflammatory treatment led to normalization of these parameters concentrations. Plasma and urinary concentrations of HS/H were similar in all groups of individuals. Urinary CS/DS and HA were decreased only in untreated patients.

      The data presented indicate that changes in plasma and urinary glycosaminoglycan occur in the course of JIA. There are probably the expression of both local articular cartilage matrix and systemic changes in connective tissue remodeling.

    • Research article

      Œsophagite à éosinophiles

      La Presse Médicale, Volume 43, Issue 1, 2014, pp. 34-38

      Esophagitis is the first cause of dysphagia and food impaction in a young male adult.

      Eosinophilic esophagitis is a clinical and pathological entity with involvement limited to the oesophagus.

      Eosinophilic esophagitis is associated with allergy and atopy.

      Most common in Caucasians, with 3:1 male predominance.

      Endoscopic findings are unspecific.

      Clinical and histological diagnosis has to be confirmed by unresponsiveness to proton pump inhibitor.

      Recommended first therapeutic approach: topical corticoids.

      L’œsophagite est la première cause de dysphagie et d’impaction alimentaire chez l’homme jeune.

      L’œsophagite à éosinophiles est une entité clinicopathologique limitée à l’œsophage et favorisée par un terrain atopique, allergique.

      Elle est plus fréquente chez les caucasiens avec un ratio homme/femme de 3:1.

      L’aspect endoscopique non spécifique.

      Le diagnostic clinique et histologique doit être confirmé par une absence de réponse au traitement par inhibiteurs de la pompe à protons.

      Le traitement de première intention repose sur les corticoïdes topiques.

      (Video) Les Arthrites Juvéniles idiopathiques - Comité pédagogique de Pédiatrie : Docteur : Djermane
    • Research article

      Fréquence de l’uvéite chez les patients présentant une arthrite chronique juvénile

      Revue du Rhumatisme, 2020

      Objectifs: cette méta-analyse a étudié la fréquence et le type des atteintes oculaires dans les arthrites inflammatoires et d’autres maladies rhumatismales juvéniles.

      Méthodes: nous avons recherché les publications relatives aux arthrites et maladies rhumatismales juvéniles décrivant la fréquence de l’uvéite dans un contexte de rhumatisme juvénile et incluant au moins 20 patients dans les bases de données Medline, Web of Science et Cochrane, entre leur date de création et septembre 2018. La prévalence et le type des complications oculaires ont été extraits et leur fréquence a été estimée par des modèles à effets aléatoires. L’hétérogénéité a été évaluée au moyen du test I2.

      Résultats: 59 articles résultant de 7 132 citations uniques ont été inclus. La fréquence compilée de l’uvéite était de 24 % dans l’AJI oligoarticulaire, 12 % dans l’AJI polyarticulaire, 1 % dans l’AJI systémique, 50 % dans la maladie de Behçet (MB) juvénile, 9 % dans le rhumatisme psoriasique (RPso) juvénile, 24 % dans la spondyloarthropathie (SpA) juvénile et 5 % dans le lupus érythémateux systémique (LES) juvénile. Le type d’uvéite le plus fréquent dans l’AJI était l’uvéite antérieure, observée dans 14 % des cas et décrite comme une iridocyclite chez 10 % des patients. Le biais de publication était négligeable pour toutes les affections à l’exception de celles ayant été peu étudiées (LES juvénile et AJI systémique). L’uvéite dans l’AJI était plus fréquente en Europe (14 %), en Amérique du Nord (11 %) et au Moyen-Orient (12 %) qu’en Asie de l’Est (7 %) et en Océanie (3 %).

      Conclusions: l’atteinte oculaire (essentiellement uvéite) dans l’arthrite inflammatoire juvénile et d’autres rhumatismes pédiatriques variait de 3 à 50 % selon l’affection sous-jacente et était la plus fréquente dans la maladie de Behçet de l’enfant. Parmi les AJI, la fréquence de l’uvéite la plus élevée a été constatée dans l’AJI oligoarticulaire et l’uvéite antérieure était le type le plus fréquent. Des variations géographiques ont été observées pour l’uvéite dans l’AJI.

    • Research article

      Spondylarthrite de l’enfant et l’adolescent

      Revue du Rhumatisme Monographies, Volume 82, Issue 1, 2015, pp. 33-37

      Les spondylarthropathies juvéniles font l’objet de dénominations diverses: arthrites et enthésites (plus proche de la définition des critères ILAR), spondyloarthropathies juvéniles. Elles débutent vers l’âge de 10ans et touchent 4fois plus de garçons que de filles. Elles sont associées à la présence de l’antigène HLA-B27. Le tableau clinique diffère de celui des formes adultes: début par des arthrites des membres inférieurs, asymétriques, parfois associées à des douleurs/ou raideur rachidienne, des fessalgies et des douleurs d’enthésites (pieds et genoux); les manifestations axiales sont habituellement plus tardives. Le diagnostic repose essentiellement sur les éléments cliniques; la biologie et l’imagerie (y compris l’IRM) ne sont que des éléments secondaires. L’évolution se fait habituellement par poussées, comportant des arthrites, des enthésites et des douleurs axiales. L’ankylose rachidienne est rare, même après plusieurs années, des coxopathies peuvent être présentes, ainsi que des lésions érosives au niveau des pieds (arthrite ou enthésite). Le traitement repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Le méthotrexate et la sulfasalazine n’ont pas réellement fait la preuve de leur efficacité. De ce fait, en cas d’évolutivité persistante (clinique et/ou biologique) et après utilisation d’au moins deux AINS, les biomédicaments antiTNFα peuvent être proposés; ils doivent faire l’objet d’une surveillance régulière pour évaluer l’efficacité (par les critères validés) et la tolérance.

      Juvenile spondyloarthropathy, also named enthesitis-related arthritis, is defined by the ILAR criteria. Disease onset is usually about 10years, mainly in boys (70%). Peripheral joints are involved predominantly in lower limbs, arthritis are not symmetrical and are associated with enthesitis in 30% of cases. Axial involvement (spine and/or sacro-iliac pain) is usually delayed. Diagnosis is mainly based on clinical symptoms, biological and radiological (standard x-ray and MRI) findings are secondary. During disease progression, flares and period of remission are observed; during which the patients suffer from arthritis, enthesitis and some back pain; spine ankylosis is rare in juvenile onset. Some structural changes could appear: erosive lesions at the feet, narrowing of articular space at the hip and sacro-iliac joints. First line treatment is based on non-steroidal anti-inflammatory drugs (NSAIDs). Sulfasalazine and methotrexate have not really demonstrated their efficacy. Thus, in refractory cases (after failure of more than two NSAIDs), antiTNFα biodrugs must be proposed; their efficiency and tolerance need to be evaluated after 3months and then after each three to six months.

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    FAQs

    C'est quoi l'arthrite juvénile ? ›

    L'arthrite juvénile idiopathique (AJI) est un groupe de cinq maladies inflammatoires qui ont en commun des douleurs et une inflammation des articulations (arthrite ), un début avant l'âge de 16 ans (juvénile), et l'absence de cause identifiée (idiopathique).

    Comment diagnostiquer arthrite juvénile ? ›

    Le diagnostic d'une arthrite juvénile repose sur un ensemble de signes cliniques qui confirment l'existence d'une ou de plusieurs arthrites (articulation gonflée et/ou douloureuse) et sur des anomalies de la prise de sang avec une inflammation et et parfois des les auto-anticorps .

    C'est quoi la maladie de l'arthrite ? ›

    L'arthrite est un terme qui regroupe plus de 100 maladies caractérisées par l'inflammation des articulations et d'autres parties du corps. L'inflammation est un terme médical qui désigne la douleur, la raideur, la rougeur et l'enflure.

    Quelles sont les causes de l'arthrite ? ›

    L'arthrite peut apparaître à la suite de traumatismes, d'infections ou par simple usure naturelle, mais peut aussi être la conséquence d'une maladie auto-immune par laquelle le corps attaque ses propres tissus. Il arrive qu'on ne trouve aucune raison pour expliquer les symptômes.

    Comment se soigne l'arthrite juvénile ? ›

    Il n'existe aucun moyen de guérir l'arthrite juvénile idiopathique, mais certains médicaments permettent de réduire l'inflammation, de soulager la douleur et d'atténuer l'enflure. Pour des résultats optimaux, il faut prendre les médicaments régulièrement, exactement de la manière prescrite.

    Videos

    1. ARTHRITE JUVÉNILE IDIOPATHIQUE ; Dr TALBI
    (Faculty of Medicine - BM Annaba University)
    2. Arthrite Juvénile Idiopathique en 2017
    (Société Marocaine de Rhumatologie)
    3. Arthrite juvénile
    (AMI-télé)
    4. Comprendre l'Arthrite Juvénile
    (FondationArthritis)
    5. Pr DEVAUCHELLE PENSEC AJI tout ce que vous ne savez pas sur l'arthrite juvénile idiopathique et le
    (COFER)
    6. Arthrites juvéniles idiopathiques : témoignage de Florence
    (hopitalnecker)

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    Author: Twana Towne Ret

    Last Updated: 11/19/2022

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