Comprendre son Bilan Infectieux : NFS, CRP... (2022)

Sommaire
  1. Hémogramme (NFS)
    1. Qu’est-ce qui est analysé ?
      1. Les globules blancs
      2. Les globules rouges
      3. Plaquettes
    2. Quand est-il prescrit ?
    3. À savoir
    4. Quelles sont les valeurs normales ?
      1. Que peuvent signifier les résultats de ces analyses ?
  2. Les immunoglobulines (IgA, IgG, IgM)
    1. Qu’est-ce qui est analysé ?
      1. Les immunoglobulines M (IgM)
      2. Les immunoglobulines G (IgG)
      3. Les immunoglobulines A (IgA)
      4. Les immunoglobulines D (IgD)
      5. Les immunoglobulines E (IgE)
    2. Quand cette analyse est-elle prescrite ?
    3. Quelles sont les valeurs normales ?
      1. Que peuvent signifier les résultats de ces analyses ?
  3. Protéine C réactive (CRP)
    1. Qu’est-ce qui est analysé ?
    2. Quand cette analyse est-elle prescrite ?
    3. Quelles sont les valeurs normales ?
      1. Que signifient les résultats des analyses ?

Un bilan infectieux peut contenir un grand nombre d’analyses. Il est généralement composé d’un hémogramme (aussi appelé numération et formule sanguine ou NFS), d’un dosage des immunoglobulines et de la CRP (de l’anglais C-reactive protein).

Hémogramme (NFS)

Aussi appelée numération et formule sanguine (NFS), cette analyse est demandée pour déterminer votre état de santé général ; pour dépister, diagnostiquer ou surveiller une des diverses maladies et affections qui se manifestent au niveau des cellules sanguines, comme l’anémie, les infections, l’inflammation, les troubles de la coagulation ou les cancers.

Qu’est-ce qui est analysé ?

Une NFS est un test qui permet de vérifier les cellules qui circulent dans le sang. Le sang est constitué de trois types de cellules en suspension dans un liquide appelé plasma : les globules blancs (GB), les globules rouges (GR) et les plaquettes (PLT). Elles sont produites et maturent principalement dans la moelle osseuse et, dans des conditions normales, sont libérées dans la circulation sanguine au besoin.

Les globules blancs

Il existe cinq différents types de globules blancs, aussi appelés leucocytes, que l’organisme utilise pour rester en bonne santé et pour combattre les infections ou d’autres causes de dommages. Ce sont les neutrophiles, les lymphocytes, les basophiles, les éosinophiles et les monocytes. Ils sont présents dans le sang en nombre relativement stable. Leur nombre peut temporairement augmenter ou diminuer selon ce qui se passe dans l’organisme. Par exemple, une infection peut stimuler l’organisme pour qu’il produise un plus grand nombre de neutrophiles afin de combattre une infection bactérienne. Dans le cas des allergies, il peut y avoir une augmentation importante du nombre d’éosinophiles. Un plus grand nombre de lymphocytes peut être produit lors d’une infection virale. Dans certaines maladies, comme la leucémie, les globules blancs anormaux (immatures ou matures) se multiplient rapidement, ce qui augmente le nombre de leucocytes.

Les globules rouges

Les globules rouges, aussi appelés érythrocytes, sont produits dans la moelle osseuse et libérés dans la circulation sanguine au fur et à mesure de leur maturation. Ils contiennent de l’hémoglobine, une protéine qui transporte l’oxygène dans tout le corps. La durée de vie typique d’un érythrocyte est de 120 jours ; la moelle osseuse doit donc continuellement produire de nouveaux érythrocytes pour remplacer ceux qui vieillissent et meurent ou qui sont perdus à cause de saignements. Un certain nombre de facteurs peuvent affecter la production de nouveaux globules rouges et/ou leur durée de vie, en plus de ceux qui peuvent entraîner des saignements importants.

La NFS détermine le nombre de globules rouges et la quantité d’hémoglobine présente, le volume de sang occupé par les globules rouges (hématocrite) et si la population de globules rouges semble normale. Normalement, les globules rouges sont uniformes et leur taille et leur forme varient peu ; toutefois, des variations importantes peuvent se produire dans le cas de maladies comme dans le cas d’une carence en vitamine B12 et en folate, d’une carence en fer et de diverses autres conditions. Si la concentration de globules rouges et/ou la quantité d’hémoglobine dans le sang tombe sous la normale, on dit qu’une personne souffre d’anémie et peut alors présenter des symptômes tels que de la fatigue. Beaucoup moins fréquemment, il peut y avoir trop de globules rouges dans le sang (érythrocytose ou polycythémie). Dans des cas extrêmes, cela peut nuire à la circulation du sang dans les petites veines et les artères.

Plaquettes

Les plaquettes, aussi appelées thrombocytes, sont des fragments de cellules spéciales qui jouent un rôle important dans la coagulation normale du sang. Une personne qui n’a pas assez de plaquettes peut avoir un risque plus élevé de saignement excessif et d’ecchymoses. Un excès de plaquettes peut causer une coagulation excessive ou, si les plaquettes ne fonctionnent pas correctement, des saignements excessifs. La NFS mesure le nombre et la taille des plaquettes présentes.

Quand est-il prescrit ?

Un hémogramme est un test très courant. Beaucoup de gens se font faire une NFS dans le cadre d’un examen de routine. Si une personne est en bonne santé et que les résultats sont dans les limites normales, elle n’aura peut-être pas besoin d’une autre NFS jusqu’à ce que son état de santé change ou que son médecin juge que c’est nécessaire.

Une NFS peut être prescrite lorsqu’une personne présente un certain nombre de signes et de symptômes qui peuvent être liés à une pathologie qui affecte les cellules sanguines. Lorsqu’une personne est fatiguée ou faible, ou qu’elle a une infection, une inflammation, une ecchymose ou un saignement, un médecin peut ordonner une NFS pour aider à diagnostiquer la cause et/ou à déterminer sa gravité.

Si une personne a été diagnostiquée pour une maladie connue pour affecter les cellules sanguines, une NFS sera fréquemment prescrite pour surveiller son état de santé. De même, si une personne reçoit un traitement pour une maladie associée au sang, une NFS peut être effectuée fréquemment afin de déterminer si le traitement est efficace.

(Video) Comprendre les analyses sanguines

Certains traitements, comme la chimiothérapie, peuvent affecter la production de cellules de la moelle osseuse. Certains médicaments peuvent aussi diminuer le nombre de globules blancs en général. Une NFS pourra donc être demandée régulièrement pour surveiller ces traitements médicamenteux.

À savoir

  • De nombreuses causes différentes peuvent entraîner une augmentation ou une diminution des populations de cellules sanguines. Certaines d’entre elles peuvent nécessiter un traitement, tandis que d’autres peuvent se résoudre d’elles-mêmes.
  • Les transfusions sanguines récentes affectent les résultats de la NFS.
  • Les valeurs normales de NFS pour les nourrissons et les enfants sont différentes de celles des adultes. Le laboratoire fournira les plages de référence pour les divers groupes d’âge, et le médecin en tiendra compte dans l’interprétation des données.

Quelles sont les valeurs normales ?

Hémogramme (NFS)Valeurs normales
Leucocytes4,0 – 10 G/L
4 000 – 10 000 /mm3
Granulocytes neutrophiles (50 à 75 %)2 – 7 G/L
2000 – 7000 /mm3
Granulocytes éosinophiles (1 à 5 %)0,04 – 0,5 G/L
< 500/mm3
Granulocytes basophiles (0 à 1 %)0 – 0,10 G/L
< 100 /mm3
Monocytes (3 à 7 %)0,2 – 1 G/L
200 – 1000 /mm3
Lymphocytes (20 à 40 %) 1 – 4 G/L
1000 – 4000 /mm3

Que peuvent signifier les résultats de ces analyses ?

Valeurs élevéesValeurs basses
LeucocytesHyperleucocytose :
  • Inflammation
  • Infection
  • Stress
  • Nécrose tissulaire
  • Leucémie
Leucopénie :
  • Insuffisance de la fonction médullaire osseuse
  • Toxicité médicamenteuse
  • Infections virales ou parasitaires
  • Malnutrition
  • Cancers
Granulocytes neutrophilesHyperneutrophilie :
  • Stress
  • Syndrome de Cushing
  • Troubles inflammatoires
  • Acidocétose
Neutropénie :
  • Infections virales
  • Infections virales ou parasitaires
  • Affections de la moelle (myélomes, lymphomes, leucémies, cancers)
  • Aplasie médullaire
  • Hyperthyroïdie
  • Anémie aplasique
Granulocytes éosinophilesHyperéosinophilie :
  • Allergies (asthme, eczéma, urticaire, etc.)
  • Infection parasitaire (gale, helminthiases, etc.)
  • Leucémie et cancers
  • Maladies de peau (pemphigus et polymyosite)
  • Maladie auto-immune
  • Maladies inflammatoires (lupus, sarcoïdose, syndrome de Chur-Strauss)
Hypoéosinophilie :
  • Production excessive de corticostéroïdes
Granulocytes basophilesHyperbasophilie :
  • Syndrome myéloprolifératif
  • Leucémie
Hypobasophilie :
  • Réaction allergique
  • Stress
  • Hyperthyroïdie
MonocytesHypermonocytose :
  • Troubles inflammatoires
  • Infection virale
  • Tuberculose
Hypomonocytose :
  • Corticothérapie
LymphocytesHyperlymphocytose :
  • Infection bactérienne chronique
  • Oreillons
  • Rubéole
  • Leucémie lymphocytique
  • Mononucléose infectieuse
  • Hépatite infectieuse
Lymphopénie :
  • Syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA)
  • Leucémie
  • Cancer, radiothérapie, chimiothérapie
  • Traitement corticoïde, immunosuppresseur
  • Lupus
  • Insuffisance rénale chronique

Les immunoglobulines (IgA, IgG, IgM)

Cette analyse est prescrite pour aider à évaluer l’état du système immunitaire d’une personne ; pour détecter et surveiller un excès ou une insuffisance d’une ou plusieurs des classes d’immunoglobulines (IgG, IgA et IgM). Elle est aussi demandée pour surveiller périodiquement une maladie qui affecte les taux d’immunoglobulines, qui peut être génétique (déficience sélective en IgA) ou acquise (VIH/SIDA, myélome multiple).

Qu’est-ce qui est analysé ?

Les immunoglobulines jouent un rôle clé dans le système immunitaire de l’organisme. Ce sont des protéines produites par des cellules immunitaires spécifiques appelées plasmocytes en réponse à des bactéries, des virus et d’autres microorganismes ainsi qu’à l’exposition à d’autres substances qui sont reconnues par l’organisme comme des agents indésirables. Ce test mesure la quantité d’immunoglobulines A, G et M (IgA, IgG, IgM) dans le sang.

La première fois qu’une personne est infectée ou autrement exposée à une substance étrangère (antigène), son système immunitaire reconnaît le micro-organisme ou la substance et stimule les plasmocytes pour qu’ils produisent des immunoglobulines spécifiques, aussi appelées anticorps, qui peuvent ensuite neutraliser la menace. Lors d’expositions ultérieures, le système immunitaire “se souvient” de l’antigène rencontré, ce qui permet la production rapide d’un plus grand nombre d’anticorps, permettant de prévenir la réinfection.

Il existe cinq classes d’immunoglobulines et plusieurs sous-classes. Chaque classe représente un groupe d’anticorps et a un rôle légèrement différent. Les classes d’immunoglobulines comprennent :

Les immunoglobulines M (IgM)

Les anticorps IgM sont produits en tant que première réponse de l’organisme à une nouvelle infection ou à un nouvel antigène, offrant une protection à court terme. Ils augmentent pendant plusieurs semaines, puis diminuent lorsque la production d’IgG commence.

Les immunoglobulines G (IgG)

Environ 70 à 80 % des immunoglobulines dans le sang sont des IgG. Les anticorps IgG spécifiques sont produits durant une infection initiale ou une autre exposition à l’antigène, augmentant quelques semaines après le début de celle-ci, puis diminuant et se stabilisant. L’organisme conserve un catalogue d’anticorps IgG qui peuvent être rapidement reproduits chaque fois qu’ils sont exposés au même antigène. Les anticorps IgG constituent la base d’une protection à long terme contre les bactéries et virus.

Chez les personnes dont le système immunitaire est normal, une quantité suffisante d’IgG est produite pour prévenir la réinfection. Les vaccinations utilisent ce processus pour prévenir les infections initiales et ajouter au catalogue des anticorps IgG, en exposant une personne à un micro-organisme vivant et affaibli ou à un antigène qui stimule la reconnaissance du micro-organisme. L’IgG est la seule immunoglobuline qui peut traverser le placenta.

Les anticorps IgG de la mère protègent le fœtus pendant la grossesse et le bébé pendant les premiers mois de sa vie. Il existe quatre sous-classes d’IgG : IgG1, IgG2, IgG3 et IgG4.

Les immunoglobulines A (IgA)

Elles représentent environ 15 % du total des immunoglobulines dans le sang, et on les trouve également dans la salive, les larmes, les sécrétions respiratoires et gastriques ainsi que dans le lait maternel. L’IgA assure une protection contre les infections dans les zones muqueuses du corps telles que les voies respiratoires (sinus et poumons) et le tractus gastro-intestinal (estomac et intestins).

(Video) Les 9 principaux MARQUEURS de la PRISE de SANG

Lorsqu’elle est transmise de la mère au bébé pendant l’allaitement, elle aide à protéger le tube digestif du nourrisson. Des quantités importantes d’IgA ne sont pas produites par le nourrisson avant l’âge de 6 mois, de sorte que toute IgA présente dans le sang du bébé avant cet âge provient du lait maternel. Il existe deux sous-classes d’IgA : IgA1 et IgA2.

Les immunoglobulines D (IgD)

Le rôle des IgD n’est pas complètement compris et les IgD ne sont pas mesurées de façon systématique.

Les immunoglobulines E (IgE)

Elles sont associées aux allergies, aux maladies allergiques et aux infections parasitaires. Elles sont presque toujours mesurées dans le cadre d’une analyse sanguine de dépistage des allergies, mais ne sont généralement pas incluses dans un test quantitatif d’immunoglobulines.

Les analyses d’immunoglobulines mesurent la quantité totale de chaque classe d’immunoglobulines, IgA, IgM et IgG, sans faire de distinction entre les sous-classes. Des tests séparés peuvent être effectués pour mesurer les sous-classes d’immunoglobulines et/ou pour détecter et mesurer des anticorps spécifiques.

Diverses causes peuvent entraîner une augmentation (hypergammaglobulinémie) ou une diminution (hypogammaglobulinémie) de la production d’immunoglobulines. Certaines causent un excès ou un déficit de toutes les classes d’immunoglobulines alors que d’autres n’affectent qu’une seule classe. Certaines de ces affections sont transmises d’une génération à l’autre (héréditaires) et d’autres sont acquises.

Quand cette analyse est-elle prescrite ?

Un test d’immunoglobulines (Igs) est utilisé pour détecter un excès ou un déficit dans les trois principales classes d’immunoglobulines (IgG, IgA et IgM). Il donne des informations importantes sur la santé du système immunitaire d’un individu et est utilisé pour aider à diagnostiquer diverses anomalies et maladies qui affectent les taux d’une ou plusieurs de ces classes d’Ig.

En général, les troubles liés aux immunoglobulines peuvent être classés comme les suivants :

Un excès d’immunoglobuline :

  • Polyclonal : un excès d’Ig dans une ou toutes les classes d’immunoglobulines provenant de nombreuses cellules immunitaires (plasmatiques) différentes.
  • Monoclonal : un excès d’immunoglobulines provenant des clones d’un plasmocyte.

Un déficit en immunoglobulines :

  • Secondaire (acquis) : les déficits en Ig les plus courants sont causés par une affection sous-jacente ou un facteur contributif.
  • Primaire (héréditaire) : il s’agit de troubles rares dans lesquels l’organisme n’est pas capable de produire une ou plusieurs classes d’immunoglobulines.

Ce test peut être prescrit en même temps que d’autres, comme une électrophorèse des protéines sériques et/ou urinaires, pour aider à diagnostiquer et à surveiller les troubles associés à une production anormale ou excessive d’immunoglobulines. Lorsque c’est le cas, un échantillon d’urine peut être prélevé en plus du sang.

(Video) CRP

Si une quantité excessive de l’un des types d’immunoglobulines est présente, on peut procéder à des tests supplémentaires par immunofixation pour déterminer si l’immunoglobuline provient de clones d’un plasmocyte anormal (gammopathie monoclonale). Les gammopathies monoclonales sont observées dans le cas du myélome multiple, une affection maligne des plasmocytes.

Une analyse des immunoglobuline est fréquemment prescrite lorsqu’une personne présente des symptômes de déficit en immunoglobulines tels que des infections répétitives, notamment des voies respiratoires (sinus, poumons) ou du système digestif (estomac, intestins), et/ou une diarrhée chronique.

Cette analyse peut également être demandée lorsqu’une personne présente des signes d’inflammation chronique ou d’infection chronique et lorsqu’un médecin soupçonne une production excessive ou anormale d’immunoglobulines.

Quelles sont les valeurs normales ?

Bilan immunitaireValeurs normales
Immunoglobulines A (IgA)0,80 – 3,60 g/l
Immunoglobulines G (IgG)7 – 15 g/l
Immunoglobulines M (IgM)0,5 – 2,3 g/l

Que peuvent signifier les résultats de ces analyses ?

Valeurs élevéesValeurs basses
IgA
  • Infections chroniques
  • Maladie de Crohn
  • Myélome
  • Hypogammaglobulinémie
  • Ataxie télangiectasie
IgG
  • Infections
  • Parasitose
  • Cirrhose
  • Myélome
  • Hypogammaglobulinémie
  • Syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA)
IgM
  • Paludisme
  • Macroglobulinémie de Waldenström
  • Hypogammaglobulinémie

Protéine C réactive (CRP)

Cette analyse est effectuée pour identifier la présence d’une inflammation ou surveiller la réponse au traitement d’un trouble inflammatoire. Cela peut être le cas si vous souffrez d’une affection aiguë causant de l’inflammation, comme une infection bactérienne ou fongique grave ou lorsque vous souffrez d’un trouble inflammatoire comme l’arthrite, un trouble auto-immun ou une maladie inflammatoire de l’intestin.

Qu’est-ce qui est analysé ?

La protéine C-réactive (CRP) est une protéine fabriquée par le foie. Le taux de CRP dans le sang augmente lorsqu’il y a une cause qui provoque une inflammation quelque part dans le corps. Le test de la CRP permet de mesurer la quantité de CRP dans le sang pour mettre en évidence une éventuelle inflammation due à une affection aiguë ou pour surveiller la gravité d’une maladie dans le cas d’une affection chronique.

La CRP est un indicateur non spécifique de l’inflammation et l’un des réactifs en phase aiguë les plus sensibles. Cela signifie qu’elle est libérée dans le sang quelques heures après une blessure, le début d’une infection ou une autre cause d’inflammation. Des taux nettement plus élevés peuvent se produire, par exemple, après un traumatisme ou une crise cardiaque, en cas de troubles auto-immuns actifs ou non traités, et en cas d’infections bactériennes graves, comme dans le cas d’une septicémie. Le taux de CRP peut être multiplié par mille en réponse à une infection bactérienne, et son augmentation dans le sang peut précéder la douleur, la fièvre ou d’autres signes et symptômes.

La mesure de la CRP ne permet pas de poser un diagnostic, mais elle fournit des renseignements à votre médecin sur la présence ou non d’une inflammation, sans identifier la source de l’inflammation. Cette information peut être utilisée en conjonction avec d’autres facteurs tels que les symptômes, l’examen physique et d’autres tests pour déterminer si vous souffrez d’une maladie inflammatoire aiguë ou si vous avez une poussée d’une maladie inflammatoire chronique.

Il ne faut pas confondre ce test de CRP standard avec le test hs-CRP. Il s’agit de deux analyses différentes qui mesurent la CRP et chacune mesure une plage différente de taux de CRP dans le sang à des fins différentes :

  • Une analyse de CRP standard mesure des taux élevés de la protéine observée dans les maladies qui causent une inflammation importante. Il mesure la CRP dans la gamme de 8 à 1000 mg/L (ou 0,8 à 100 mg/dL).
  • L’analyse hs-CRP détecte avec précision des taux de protéine inférieurs à ceux mesurés par le test CRP standard et est utilisée pour évaluer le risque de maladie cardiovasculaire chez certaines personnes. Ce test mesure la CRP dans une plage de 0,3 à 10 mg/L.

Quand cette analyse est-elle prescrite ?

L’analyse de la protéine C-réactive (PCR) est utilisée pour détecter l’inflammation.
Par exemple, la CRP peut être utile pour détecter ou surveiller une inflammation importante, telles que :

  • Une infection bactérienne grave du poumon, des voies urinaires, du tube digestif, de la peau ou d’autres régions, avec ou sans septicémie.
  • Une infection fongique ou virale.
  • Une maladie inflammatoire pelvienne (MIP).

La CRP est une analyse utile dans la surveillance des problèmes inflammatoires chroniques pour détecter les poussées et/ou pour déterminer si le traitement est efficace. En voici quelques exemples :

(Video) CRP: Protéine C réactive

  • Maladie inflammatoire chronique de l’intestin.
  • Certaines formes d’arthrite, y compris la polyarthrite rhumatoïde.
  • Maladies auto-immunes, telles que le lupus ou la vascularite.

Quelles sont les valeurs normales ?

Bilan inflammatoireValeurs normales
Protéine C réactive (CRP)< 5 mg/l

Que signifient les résultats des analyses ?

Une augmentation de la CRP suggère la présence d’une inflammation, mais ne permet pas d’en identifier la localisation ou la cause. Elle peut aussi confirmer que vous avez une infection bactérienne grave.

Dans le cadre d’une maladie inflammatoire chronique, un taux élevé de CRP suggère une poussée de l’inflammation.

Si le taux de CRP était initialement élevé et qu’il diminue, cela signifie que l’inflammation ou l’infection s’atténue et/ou qu’elle répond au traitement.

Veuillez tenir compte du fait que les informations fournies ne constituent pas un avis médical et ne doivent pas être considérées comme telles.

Diététicien Nutritionniste en clinique, je vous indique à quoi correspond ce qui est analysé dans une prise de sang.

Les Hématies : il s’agit du nombre de globules rouges par mm3 de sang.. Hématocrite : pourcentage correspondant au volume de globules rouges (GR) présent dans le sang.. Cela peut être secondaire à une infection, un trauma articulaire ou musculaire, à une intolérance de la charge d’entraînement….. Le fer participant à la formation de l’hémoglobine (localisée au niveau des globules rouges dans le sang) et de la myoglobine (au niveau des tissus musculaires), intervenant dans le transport de l’oxygène dans l’organisme, une carence provoque très souvent une sensation de fatigue.. Une diminution du coefficient de saturation (<35%) est le signe d’un manque de fer dans est le signe d’un manque de fer dans l’organisme soit par anémie par carence martiale (apport alimentaire insuffisant), soit par augmentation de l’utilisation du fer par à cause d’un effort physique fréquent, au cours de réactions inflammatoires aigues, croissance, d’une mauvaise assimilation du fer par le système digestif, de la présence d’hémorragies chroniques, ou encore d’une infection chronique.. Les phases d’entraînement et de compétitions entraînent une diminution de l’hématocrite et du taux de l’hémoglobine.. L’activité physique et sportive agit favorablement sur les concentrations en diminuant les taux de TG et LDL-cholestérol, en majorant le taux de « bon cholestérol» (HDL-cholestérol).. La glycémie est fondamentale pour le sportif.. Le calcium agit au niveau de la constitution des os (et des dents), de la contraction musculaire, la régulation du rythme cardiaque, aussi dans la coagulation sanguine.. Une diminution de la valeur des transaminases peut suspecter une déficience en vitamine B6.. Les enzymes ALAT, ASAT, CPK et LDH sont des marqueurs importants de pathologies cardiaques, musculaires ou hépatiques.. La clairance à la créatinine est l’un des meilleurs marqueurs de la fonction rénale.

La protéine C-réactive (CRP) est synthétisée par le foie lors d'une inflammation dans l'organisme. Elle est dosée par prise de sang. Quel est le taux normal ? Que signifie une CRP élevée ? Basse ? Quand s'inquiéter ? Eclairage du Pr Patrick Marcellin, hépatologue.

Quel est le taux normal ?. La protéine C-réactive ( CRP ) est une protéine qu'on dose, via une prise de sang , pour rechercher une inflammation ou une infection dans l'organisme.. Que faire quand la CRP est trop élevée ou basse ?. Enfin, les normes peuvent être légèrement modifiées en fonction des techniques utilisées de chaque laboratoire, elles vous seront toutefois mentionnées sur la feuille de résultats.. En revanche, le dosage de la CRP permet de suivre l'évolution de l'inflammation et de voir si le traitement agit efficacement : si le traitement fonctionne, le taux de CRP est censé diminuer ", explique le Professeur Marcellin.. Dans le cas d'une infection, mesurer le taux de CRP permet de voir si l'antibiotique est efficace et si l'inflammation est bien en train de disparaître. ". Le dosage de la protéine CRP remplace la vitesse de sédimentation , le test qui mesurant la vitesse à laquelle les globules rouges chutent dans un tube de sang placé à la verticale et permettant de détecter une inflammation ou une infection.. Au cours d'une consultation médicale ou à l'hôpital, le médecin peut prescrire un dosage sanguin de la protéine C-réactive.. Votre sang va être analysé afin de mesurer le taux plasmatique de la protéine C-réactive.. Une infection bactérienne Une infection virale chronique Une maladie auto-immune Une pathologie rhumatologique Un trouble digestif Un traumatisme Un infarctus du myocarde. > Guide Transaminases : ASAT, ALAT, TGP, TGO, élevées, basses, norme Glycémie à jeun : élevée, basse, taux normal, prise de sang TSH : taux normal, élevé, bas, test, prise de sang Gamma GT : norme, taux bas, élevé, les faire baisser Plaquettes sanguines : rôle, normes, élevées, basses, causes Ferritine : basse, haute, normale, comprendre ses résultats Leucocytes (globules blancs) : bas, hauts, quelles normes ?. Potassium : comprendre son taux lors d'une prise de sang Anticorps anti-thyroglobuline : ce que signifie un taux élevé Glycémie post prandiale (après le repas) : taux, normes Hypokaliémie : les signes et causes du manque de potassium Cholestérol : total, HDL, LDL, mauvais, bon, taux élevé, bas Coagulation du sang : interpréter les taux TP, TCA et TS Hémoglobine : taux normal homme/femme, bas, haut, c'est quoi Albumine dans le sang : c'est quoi, basse ou élevée, pourquoi ?. Taux de chlore dans le sang trop haut ou trop bas : les normes Troponine (I, T et C) : dosage, normes, taux élevé Electrophorèse des protéines plasmatiques : diagnostic, interprétation Coefficient de saturation de la transferrine : le calcul Hypogammaglobulinémie : c'est quoi, causes, comment la surveiller ?. Aplasie : définition, symptômes, normes Dosage du magnésium dans le sang : interpréter son taux Calcul du LDL cholestérol : formule, norme, résultat Alpha-foetoprotéine : norme, dosage, indications, taux élevé Hémoculture : quand, protocole, résultat, normes Vitamine B1 (prise de sang) : indication, taux normal, bas ou élevé Protéines sériques : définition, taux bas, élevé, dosage

Quelques repères pour le bon déroulement de votre prise de sang, et pour mieux comprendre les résultats.

Consultez les informations en langage « facile à lire et à comprendre » (FALC) sur le déroulement d’une prise de sang, en téléchargeant la bande dessinée La prise de sang (PDF) , réalisée par l’association CoActis Santé dans le cadre de son projet SantéBD.. ne pas prendre de nourriture ou boisson sucrée (hormis l’eau) dans les 12 heures précédant la prise de sang ; éviter de fumer et de pratiquer une activité physique intense, juste avant le rendez-vous.. Le nombre de leucocytes peut aussi varier en cas de trouble du fonctionnement de la moelle osseuse, ou suite à la prise de certains médicaments.. La glycémie est l’évaluation de la concentration de glucose (principale source d’énergie de l’organisme) dans le sang.. un taux de cholestérol total inférieur à 2 g/l, un taux de LDL-cholestérol inférieur à 1,6 g/l, un taux de HDL-cholestérol supérieur à 0,4 g/l, un taux de triglycérides inférieur à 1,5 g/l.. Il est calculé à partir de la quantité de créatinine dans le sang à l’aide d’une équation (le plus souvent CKD-EPI).. Les enzymes de la cholestase, témoignant d'une anomalie de la fabrication ou de l'excrétion de la bilirubine : La gamma-glutamyl transférase (GGT) , peut être présente en quantité excessive en cas d' alcoolisme chronique... La phosphatase alcaline (PAL) .. une baisse de l’ et du cholestérol fabriqués par le foie, une perturbation du bilan de coagulation, par diminution de la fabrication par le foie des facteurs de coagulation.

La protéine C réactive (CRP) est une protéine qui apparaît dans le sang lors d’une inflammation aiguë. Son taux augmente rapidement après le début de l’inflammation.

La protéine C réactive (CRP) est un marqueur biologique de l'inflammation, c'est une protéine qui apparaît dans le sang lors de la présence d’une inflammation aiguë dans l'organisme.. Quand l’organisme est touché par une inflammation ou une infection, les niveaux de CRP augmentent rapidement dans les heures qui suivent.. Généralement, la CRP est une protéine dont le taux se modifie rapidement après le début de l'infection, avant même que d'autres symptômes, comme la fièvre, n'apparaissent.. Pour évaluer les éventuelles infections et l'état d'inflammation des patients ; Pour suivre l’efficacité d’un traitement, en constatant que la CRP des patients baisse ; Pour les patients venant de subir une intervention chirurgicale pour laquelle des complications sont suspectées ; Pour diagnostiquer et suivre l'état d'une maladie inflammatoire chronique chez des patients, et en surveiller le traitement.. Pour être prélevé par prise de sang, vous devrez vous rendre au laboratoire d'analyses médicales le plus proche de chez vous, avec votre ordonnance de prescription, la Carte Vitale et la carte de mutuelle.. d’une infection bactérienne ou virale, mais aussi d’une méningite ou d’une septicémie ; d’un infarctus du myocarde (nécrose ischémique) ; d’un cancer (Hodgkin, carcinome, lymphome, sarcome) ; d’un traumatisme ( brûlures , chirurgie); d’une maladie inflammatoire ou auto-immune (arthrite rhumatoïde, arthrite chronique, spondylarthrite ankylosante, syndrome de Behçet, maladie de Reiter, maladie de Crohn, vascularites, rhumatisme inflammatoire aigu).. Dans tous les cas, c'est le médecin qui aura accès à vos résultats et les interpréter en fonction d'autres paramètres de votre état de santé.. En en cas de résultat élevé de CRP, le médecin devra réaliser d'autres tests et un examen sanguin complémentaire afin de trouver la ou les causes du développement de cette inflammation et de poser un diagnostic.. Des valeurs faibles de CRP peuvent être associées à des maladies cardiovasculaires.- Des valeurs de CRP supérieures à 2 mg/L sont associées à un risque augmenté d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral.- Une valeur de CRP supérieure à 3,5 mg/L chez une personne souffrant d’angor instable (angine de poitrine) est associée à un risque d’accident coronarien.. Enfin, la CRP est un test pour évaluer l'efficacité d'un traitement : lorsque ce dernier est efficace, la baisse des niveaux de CRP pourra s'observer à chaque résultat d'examen sanguin.. La CRP est un indicateur, elle est couramment prescrite sur une ordonnance de prise de sang dès que le médecin suspecter une inflammation ou une infection.. Cela ne détermine pas la cause de l'inflammation ou de l'infection, pour cela, le médecin devra prescrire des tests ou examens complémentaires voire un traitement.

Grâce aux résultats d’un examen sanguin, votre médecin en sait un peu plus sur le fonctionnement de votre corps et ses éventuels dérèglements.

transport des gaz respiratoires, des nutriments et des déchets, protection contre les maladies et contre les pertes de sang, régulation du métabolisme.. En cas de taux hors normes : Il y a un risque d’anémie – peut-être liée à une carence en fer – si les valeurs sont inférieures.. Si les valeurs sont supérieures, cela peut être le signe d’une carence en vitamine B9 ou B12, ou d’un problème d’alcoolisme, voire un trop plein de globules rouges.. Elles sont impliquées dans la protection contre les maladies, mais aussi dans les allergies et les maladies auto-immunes.. Normes : de 150 000/mm3 à 410 000/mm3.. En cas de taux hors normes : trop bas, le risque d’hémorragie est plus élevé.. Cela peut être à cause d’une maladie du sang, d’une infection ou d’une inflammation silencieuse.Autre valeur à prendre en compte : la vitesse de sédimentation.. En cas de taux hors normes : un taux trop élevé peut être un cofacteur de risque de maladies cardiovasculaires et de troubles métaboliques, mais il doit être apprécié en fonction des taux de cholestérol.. Fonction : elle donne des informations sur la capacité du corps à réguler le taux de sucre (glucose) dans le sang.. En cas de taux hors normes : l’hypoglycémie peut révéler un problème d’alcoolémie, par exemple, ou une maladie endocrinienne.. Pour affiner son diagnostic, votre médecin peut aussi demander le dosage de certaines vitamines, de protéines comme la ferritine (impliquée dans le stockage du fer et donc le bon fonctionnement des globules rouges) et de la créatinine (qui reflète le bon fonctionnement des reins).. La sérologie d’une infection permet de connaître votre état par rapport à une maladie précise, en cherchant la présence d’anticorps spécifiques.. Votre médecin peut aussi demander le dosage de certaines hormones : la TSH, par exemple, permet de s’assurer du bon fonctionnement de la glande thyroïde, un mauvais dosage de cortisol peut expliquer, quant à lui, une fatigue intense et la présence de béta-hCG peut confirmer une grossesse.

Les leucocytes ou globules blancs jouent un rôle essentiel dans le système de défense immunitaire de l’organisme.

Les leucocytes ou globules blancs jouent un rôle essentiel dans le système de défense immunitaire de l’organisme.. le transport des globules rouges (hématies ou érythrocytes), des globules blancs (leucocytes) et des plaquettes (thrombocytes) le transport des nutriments l’ irrigation des tissus la régulation de l’eau et des sels minéraux dans le corps la gestion des déchets du métabolisme (urée, bilirubine…) la défense immunitaire la coagulation du sang. Les leucocytes sont des cellules sanguines qui agissent dans le système de défense immunitaire de l’organisme.. Les globules blancs vont ainsi participer à ce mécanisme de défense en circulant dans le sang et les tissus dans le but de repérer ces potentiels agents pathogènes puis de les attaquer.. , une analyse de la qualité et de la quantité des cellules sanguines va pouvoir être réalisée.

Un des défis majeurs à l'heure actuelle pour les scientifiques étudiant l’infection par le coronavirus SARS-CoV-2 est de comprendre les mécanismes immunologiques associés aux formes cliniques sévères de la maladie. Quels sont les acteurs du système immunitaire (molécules, cellules) directement impliqués dans la survenue chez certains patients d’une forme sévère de la Covid-19 ? Répondre … <p class="link-more"><a href="https://www.lemonde.fr/blog/realitesbiomedicales/2020/08/04/covid-19-ce-que-revele-lanalyse-du-systeme-immunitaire-dans-les-formes-severes/" class="more-link">Continuer la lecture<span class="screen-reader-text"> de « Covid-19 : ce que révèle l’analyse du système immunitaire dans les formes sévères »</span></a></p>

Des immunologistes de la Faculté de médecine de l’université de Yale (New Haven, Connecticut, États-Unis) ont analysé la dynamique de la réponse immunitaire au cours de l’infection au SARS-CoV-2 et sa possible corrélation avec l’évolution clinique de la maladie.. Les chercheurs ont observé chez les patients présentant une forme sévère de Covid-19 des taux élevés de la plupart des cytokines associées à l’hyperstimulation du système immunitaire, ce que l’on appelle l’« orage cytokinique » (libération massive de molécules inflammatoires par les cellules immunitaires).. Alors que les chercheurs ont observé une diminution du taux des marqueurs biologiques (cytokines inflammatoires) chez les patients avec une forme modérée, ils ont enregistré des taux élevés de ces paramètres biologiques chez les patients atteints d’une forme sévère de la maladie.. Concernant les réactions associées à une immunité de type 1, un nombre élevé de monocytes (une catégorie particulière de globules blancs) a été observé environ 14 jours après le début des symptômes chez les patients présentant une forme sévère de Covid-19, mais pas chez ceux ayant une forme clinique modérée.. L’ensemble des données montre donc une augmentation globale chez les patients présentant une forme sévère de Covid-19 des marqueurs biologiques associés à l’immunité de type 1, 2 et 3, et dont la dynamique et l’ampleur diffèrent avec les patients ayant une forme modérée de la maladie.. Leur analyse a permis d’identifier quatre « signatures » immunitaires distinctes, dénommées A, B, C, D. Il s’avère que les patients présentant une forme modérée de la maladie présentaient de faibles taux de marqueurs inflammatoires (molécules produites dans le sang en cas d’inflammation) et une signature immunitaire de type A. Ce groupe de patients (groupe 1) est caractérisé par la production de facteurs de croissance, des molécules notamment produites dans la cicatrisation des tissus et la réparation tissulaire.. Chez beaucoup de patients avec une forme sévère, les chercheurs ont observé la présence d’une minorité de clones, producteurs à eux-seuls de la majorité, voire parfois de la totalité, de la réponse en anticorps contre le SARS-CoV-2.. L’expansion considérable des plasmablastes dans les cas sévères de Covid-19 est un des résultats les plus surprenants de cette étude, dans la mesure où elle rivalise et dépasse même chez certains patients celle observée dans d’autres maladies infectieuses telles que l’infection à hantavirus (virus principalement transmis à l’homme par des rongeurs infectés), la dengue (maladie transmise par la piqûre d’un moustique) ou l’infection par le virus Ebola, voire dans des maladies inflammatoires chroniques comme le lupus érythémateux disséminé (maladie auto-immune).. Dans la mesure où l’on observe dans la Covid-19 une atteinte des cellules qui tapissent l’intérieur des vaisseaux sanguins, l’endothélium vasculaire (les spécialistes parlent d’endothélite ou d’atteinte endothéliale), les immunologistes ont recherché des cellules exprimant C5aR1 à ce niveau et ont observé la présence de macrophages exprimant le récepteur de C5a autour des artères pulmonaires et dans les caillots sanguins (thrombus).

Videos

1. Protéine C-réactive (CRP), marqueur de surveillance des inflammations
(issam TALBI)
2. (1) PROTÉINE PLASMATIQUE DEL'INFLAMMATION : CRP protéine c-réactive
(DJAFAR HENNI ABDERAOUF)
3. 14e Colloquium - 03.Faut il mesurer la CRP en prévention primaire
(Association Action-Coeur)
4. Quel est le lien entre le test de la protéine c réactive et l'inflammation?
(Information Santé)
5. PROCALCITONINE - VITESSE DE SÉDIMENTATION
(Mahefa Serge Rakotozafy)
6. PROTEINE C-REACTIVE
(Mahefa Serge Rakotozafy)

You might also like

Latest Posts

Article information

Author: Greg Kuvalis

Last Updated: 08/03/2022

Views: 5815

Rating: 4.4 / 5 (55 voted)

Reviews: 86% of readers found this page helpful

Author information

Name: Greg Kuvalis

Birthday: 1996-12-20

Address: 53157 Trantow Inlet, Townemouth, FL 92564-0267

Phone: +68218650356656

Job: IT Representative

Hobby: Knitting, Amateur radio, Skiing, Running, Mountain biking, Slacklining, Electronics

Introduction: My name is Greg Kuvalis, I am a witty, spotless, beautiful, charming, delightful, thankful, beautiful person who loves writing and wants to share my knowledge and understanding with you.